Vous écrivez. Lundi 3000 mots, mardi 2750, Mercredi 2830, Jeudi 1200, et Vendredi… rien ne vient. Vous êtes assis devant votre ordinateur, et vous fixer cette page que vous avez laissé à moitié rédigée. Pas de panique, vous êtes auteurs, écrivains, appelez ça comme vous voulez, et vous n’êtes certainement pas le seul dans cette situation. D’ailleurs, c’est arrivé récemment à votre voisin peintre avant qu’il ne rencontre Sophie, sa nouvelle muse.

Deux options s’offrent alors à vous. La première, mettre vos chaussures et aller faire un tour. La deuxième, rester les fesses posées sur votre chaise à contempler votre écran pendant très Très TRÈS longtemps.

Un conseil, et vous vous en doutez, choisissez la première.

On sait quand une panne d’inspiration commence, on ne sait jamais quand elle finit. Et lorsque ça vous arrive en plein milieu de l’écriture d’un roman, et que vous avez soudainement une idée à minuit trente alors que vous travaillez à huit heures le lendemain, vous vous promettez déjà d’arriver avec de belles cernes au bureau, et les idées pas très claires. Malgré tout, si cela se produit et que vous n’en profitez pas en pensant qu’il vaut mieux aller vous coucher, vous êtes certain de tirer une croix sur votre idée. Quand vous vous réveillerez, vous l’aurez oublié, ou en tout cas, partiellement effacé de votre mémoire.  Mais ça, c’est la petite panne d’inspiration, celle qui ne dure pas longtemps, et qui se règle facilement.

Et puis, il y a la grosse panne d’inspiration, celle qui dure plusieurs jours, et qui vous arrête net dans votre élan. Pas de chance, vous qui aviez justement dépassé la centaine de pages. Vous étiez en si bonne voie…

Contre celle là, il n’y a pas trente-six solutions. Il vous faut quelque chose de nouveau, du changement, un endroit, une parole qui vous rebouste soudainement et suite à laquelle vous puissiez dire « Voilà, j’ai trouvé« . Ouvrez grand vos oreilles. Regardez autour de vous. Si ça se trouve, une personne évoquera un marqueur rose qui vous donnera l’idée d’intégrer un stylo qui parle à votre histoire, ou un blouson bleu, et justement, vous ne saviez pas comment habiller votre personnage secondaire à ce moment là. C’est beau le bleu, non ?

Si rien ne fonctionne, essayez de changer vos habitudes. Vous écriviez chez vous ? Allez vous asseoir à la terrasse d’un café avec votre ordinateur et votre carnet. Vous travailliez avant de prendre votre douche. Aujourd’hui, vous vous y mettrez après.

Il suffit parfois de peu de chose pour se remettre à écrire.