Un roman ne s’improvise pas. Il se prépare, se travaille, se peaufine. On l’aime, on le déteste, puis on l’aime à nouveau. La rédaction d’un roman ne se fait pas en un mois, à moins de ne vraiment faire que ça de ses journées. Alors comment s’y prendre?

Chaque auteur est différent. Certains font des recherches très complètes, d’autres rédigent un genre de plan, d’autres encore font des descriptions détaillées de leurs lieux et de leurs personnages avant de se lancer. Je fais partie d’une dernière catégorie d’écrivains, celles des désorganisés.

Qu’est-ce que j’entends par désorganisés?

Ce sont ceux qui ne font rien d’autre qu’écrire et écrire encore en vivant leur histoire du début à la fin, sans l’avoir préparé en amont. Bien sûr, on y a toujours pensé, mais aucune recherche n’a été faite, et les personnages seront ce qu’ils seront. Ce n’est certainement pas la meilleure des catégorie. Ce manque de recherches peut conduire à quelques confusions, des lourdeurs, ou un manque de précisions, mais nous finissons tout de même par arriver au bout de notre histoire (la recherche a le don de casser mon imagination, et je pense qu’il vaut mieux se rendre sur les lieux et vivre des expériences de notre récit pour pouvoir mieux les retranscrire).

Au bout de six mois, un an, deux ans, trois ans… Le point final apparaît enfin. Ouf, soulagement !

En fait, non. Quelle erreur, que de se réjouir trop rapidement. Le travail de relecture commence. Bien souvent, il s’accompagne d’un rejet de son propre style. Non, décidément, c’est trop nul ce que j’ai écrit. Peut-être est-ce pour ça qu’il est fortement conseillé de ne pas se relire immédiatement après avoir fini l’écriture.

La correction des erreurs d’orthographe et des lourdeurs de style prend du temps, parfois autant que la rédaction elle-même. Sans oublier que c’est bien moins agréable. Mais mieux vaut ne pas se précipiter et soigner le tout afin de mettre toutes les chances de son côté lors de l’envoi aux éditeurs traditionnels, ou de l’auto-publication.

Suite à l’envoi, il vous faudra souvent attendre un minimum de trois mois pour être recontacter par un éditeur traditionnel, et les chances pour que vous fassiez partis des heureux élus sont vraiment minces (félicitations si vous avez tout de même réussi).

Pour ceux qui opteront pour l’autoédition, un long parcours du combattant commence. Il ne s’agit pas seulement de mettre son livre en pdf sur internet. Il faut d’abord réaliser toute la mise en page, corriger une nouvelle fois les erreurs, réaliser la couverture, ou trouver quelqu’un qui puisse la faire, et enfin, assurer sa propre promotion.

Si votre rêve et d’être un jour publiés, foncez ! A cœur vaillant rien d’impossible.