Nous continuons donc sur notre lancée, vous êtes à Asakusa, et vous êtes prêts à attaquer la journée. La première chose que vous allez donc visiter est très certainement le temple Senso-Ji, qui est sans conteste le joyaux de l’arrondissement et qui accueille chaque années un peu plus de 30 millions de visiteurs.

Situé à côté de la rivière Sumida, et à un quart d’heures de marche ou un arrêt de métro de la Tokyo Skytree, il s’agit bien là du plus vieux Temple Bouddhiste de Tokyo (contrairement au temple Meiji-Jingu situé à Shibuya, qui est un sanctuaire Shintoïste ). Il est dédié à la déesse Kannon, qui est par conséquent souvent représentée sous les traits d’une femme, et qui est associée à la compassion et à la miséricorde dans la philosophie bouddhiste.

Si vous n’êtes pas logés à Asakusa, il vous sera facile de vous y rendre en empruntant la ligne de métro Asakusa – ligne rouge, ou la ligne Ginza – ligne orange. Une fois arrivée à la station Asakusa, les panneaux indicateurs des sorties vous permettront de vous repérez facilement afin de trouver celle qu’il vous faudra emprunter pour vous rendre au Temple le plus simplement possible. Des agents postés dans le métro seront aussi prêts à vous aider en cas de problème. Ils travaillent, en quelque sorte, sur un centre d’information ambulant.

Remarquable par son architecture et ses couleurs vives, Senso-Ji a fini d’être construit en 665. Deux frères seraient à l’origine de sa construction. En effet, en péchant sur la rivière Sumida, Hamanari et Takenari Hinokuma, aurait remonté dans leur filet une statue de la déesse Kannon. Le Temple se compose d’un ensemble de bâtiment. Kaminari-mon, sa porte principale, donne accès à une rue commerçante où vous trouverez entre autre de nombreuse boutique de souvenirs, et de street-food. Sur le côté droit du Temple en arrivant de cette fameuse rue commerçante aussi appelée Nakamise-dori, vous trouverez la pagode à cinq étage, autre élément particulièrement remarquable de la structure. En journée, Japonais et touristes se mélangent dans ce Temple pour venir prier et le photographier sous toutes ses coutures. En revanche, si vous vous y rendez entre vingt-et-une heures, et vingt-deux-heures, vous serez beaucoup plus tranquilles pour faire le tour des lieux. Le Temple sera fermé, vous ne pourrez donc pas rentrer dans le bâtiment. Toutefois vous pourrez admirer à votre guise les détails architecturaux sur les façades extérieures. Une fois le tour du Temple terminé, si vous le faites de nuit, allez donc jeter un œil à la rue commerçante qui se trouve à droite de l’édifice lorsque vous aurez passé la pagode en venant de la porte principale. Elles seront, elles aussi, fermées, mais vous pourrez admirer les dessins peints sur leurs devantures. Ils ne sont pas visibles en journée et valent largement le détour.

Un point sur la distinction entre Bouddhisme et Shintoïsme ?

Pour faire simple, la première religion est basée exclusivement sur les enseignements de Bouddha, sur la recherche de la fin du cycle de réincarnations pour atteindre un éveil l’Eveil. Les déesses appelées Bodhisattva comme Kannon, sont nées avant d’atteindre cet éveil spirituel, qui est censé être une libération complète et un état de conscience supérieur. La deuxième, en revanche, est une religion polythéiste comptant des milliers de divinités.

Si les religions peuvent parfois être mélangées, les architectures des Temples ou Sanctuaires sont quand à elles bien différentes. Tout d’abord, vous ne verrez pas de représentation des divinités dans les Sanctuaires Shintoïstes, alors que les Temples Bouddhistes mettent en avant des divinités protectrices dès leur entrée principale. De plus, les Sanctuaires Shintoïstes, comme dit dans l’article sur Meiji-Jingu, sont ouverts par des Torii, des portails protégeant les lieux des impuretés extérieures. En revanche, les Temples Bouddhistes sont ouverts par des mon.  Loin de faire figure de portails, ces bâtiments couverts sont plutôt associés à des portes protectrices.