Telle est la question, et elle se pose pose pour les voyageurs comme pour leur entourage. Et oui, il ne faut pas oublier que vous parents vous regarde partir. Bizarrement, et vous le constaterez chez vos parents comme chez ceux des autres, ils sont toujours très promptes à encourager n’importe quel départ, pourvu que ce ne soit pas le votre. Seulement voilà, une fois qu’on a commencé à voyager – s’entend par là à partir sur une période de plus de quelques semaines, il devient difficile de s’arrêter.

Cette opinion n’engage que moi, mais je pense que le voyage peut en effet s’apparenter à une addiction, ou même en devenir une.

Pourquoi ?

A partir du moment où vous devenez tellement nostalgique que vous n’arrivez plus à penser à autre chose, que vous ressentez un manque, comme un poids qui ne s’en va pas, et une sensation d’excitation importante à la simple évocation du mot voyage, alors je pense qu’on peut parler d’addiction. Mais finalement, je ne crois pas que ce soit tant une addiction au simple fait de voyager. Il s’agit plutôt d’une addiction à l’aventure, à la découverte, et la liberté procurée par un départ à l’étranger, une addiction au fait de pouvoir être soit-même sans réserve.

La plupart de ceux qui voyagent régulièrement auront déjà ressenti cette sensation d’enfermement liée au retour de beaucoup de contraintes et à celui de la norme sociale à suivre à leur retour dans leur pays d’origine. Et pour beaucoup, partir une nouvelle fois deviendra très vite bien plus qu’une envie, un besoin. Peut-être l’idée de voyager à nouveau n’arrivera-t-elle pas tout de suite. Lorsqu’on est parti de chez soi depuis un moment, il est très agréable d’y retourner, de revoir tout le monde, de retrouver une sorte de routine, et de redécouvrir son pays – Avis au Français, la France est belle. Mais au bout d’un moment, après quelques mois, ou quelques années, l’idée de partir reviendra, d’abord sous la forme de pensées rapides, qui se transformeront en rêve, puis en recherches sur les comparateurs, recherche de visa, budgétisation, hypothèses, achats, et finalement, l’idée deviendra réalité.

Le voyage, c’est un peu comme la cigarette, l’alcool, le sport, ou la nourriture. C’est quelque chose d’extrêmement difficile à arrêter. Peut-être ralentit-on peu à peu, progressivement, avec l’âge et au grès des rencontres et des expériences. Pour ce qui est d’arrêter totalement, je me pose encore la question. Pas sûr que se soit possible. Après tout, c’est un cycle, un genre de shémat qui se répète.

Enfin, il vaut mieux le savoir avant de prendre son premier vol, cette addiction existe, et personne n’est à l’abri de l’attraper un jour.

Je crois que je suis atteinte de cette douce addiction, et à chacun de mes départs, je me demande si c’est bien normal, si je ne devrai pas arrêter. Puis la réponse s’impose. J’arrêterai quand j’arrêterai,, le jour où je me lasserai de découvrir et d’apprendre. Just go with the flow !

A savoir : il s’agit d’une addiction reconnue, sur laquelle des mots ont été posés. C’est un genre de boulimie, on ne peut cesser de manger des kilomètres, de savourer les saveurs qu’ils nous procurent. La science l’appelle dromomanie ou névrose vagabonde, impulsion irrésistible à se déplacer.